Il populismo e la sua diabolizzazione

Articolo pubblicato a Destra.it


 del 

Nel mese di gennaio dalle pagine del quotidiano El Pais, Papa Bergoglio è riuscito nell’intento di accostare il «populismo» all’ avvento del nazionalsocialismo in Germania, evidenziando il «pericolo della crescita del populismo nel mondo». Non molti anni prima, precisamente dal duemila tredici/duemila quattordici, si intensificarono le bordate contro la Lega Nord di Salvini ed il Movimento 5 Stelle, additati con modalità quasi indistinta, di essere dei serbatoi che alimentano l’odio, utilizzando una comunicazione politica che include dei messaggi xenofobi. Per non parlare delle dichiarazioni del neo-eletto Macron in Francia e dell’ultimatum di Paolo Gentiloni, chissà come mai rivolto proprio a Macron… che dalle pagine de La Stampa in data 30/06/2017, invitava le Président de la République ad accodarsi allo spauracchio imminente: “Aiutateci o vinceranno i populisti”. Insomma, da Berlusconi a Renzi, da Gentiloni a Macron, dalla Merkel a Mariano Rajoy, setacciando l’informazione e i programmi radiofonici e televisivi che non si occupano solo di politica, abbiamo assistito a puntate intere dedicate al tema e ad una “diabolizzazione” senza precedenti; a dire il vero, imbastita in malo modo, facendo confusione e non informazione, mettendo nello stesso pentolone diverse tipologie e realtà politiche, volutamente. Il discredito fa comodo a chi vuol tacciare la dissidenza allo status quo, legittimato da un’alternanza a staffetta del bipolio politico-elettoralistico che non ammette, nessuna possibilità di replica.

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Charles Maurras: Political and Philosophical Heritage

Translation published on geopolitica.ru


The interview with french philosopher and historian of ideas Alain De Benoist about the organizer and principal philosopher of Action Française Charles Maurras.

How did you encounter the work of Maurras?

I became acquainted with the work of Maurras at the start of 1960. I was hardly more than sixteen years old. At this age, one especially draws convictions from one’s curiosities. I firstly discovered the weekly Aspects de la France, which I read regularly for some time. On May 31st1960, I was also present at a meeting at Musée social for Restauration nationale. A few months later, having just started law school, I frequented a circle of Action française that met at the home of the future lawyer Bernard Vincenti. We read pages from Maurras there. There I learned that the founder of Action française had died, on November 16th 1952, in the same clinic of Saint-Symphorien in the suburbs of Tours, where I was born nine years earlier! But I don’t have a very memorable recollection of this epoch. In the following years, I turned towards other horizons.

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Bataille des idées ? La gauche a perdu, mais la droite n’a pas gagné !

Entretien paru sur Boulevard Voltaire


Manuel Valls déclare que « la gauche a perdu la bataille des idées ». C’est une bonne nouvelle ?

Quelle bataille ? Il est vrai que la gauche n’a plus rien à dire, mais la bataille des idées dont parle Manuel Valls n’a jamais eu lieu. Non parce que cette gauche devenue muette reste largement hégémonique dans les médias, et qu’elle n’apprécie pas qu’on cherche à la contredire, mais parce que la droite n’avait ni le désir, ni la volonté, ni les moyens de participer à une bataille de ce genre. La droite n’avait tout simplement rien à dire – ou peu s’en faut. Le domaine des idées n’obéit pas au principe des vases communicants. Vous avez vous-même cité François Huguenin : « La droite a refusé le combat des idées car elle n’en a plus. » C’est ce que Pierre-André Taguieff remarquait lui aussi récemment : « La gauche a perdu la bataille des idées, mais la droite ne l’a pas gagnée. »

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éléments n°167 : La réponse polythéiste

Les mœurs sont la source du lien social. Il y a des mœurs collectives parce que l’homme est fondamentalement fait pour vivre en société, et que ces mœurs consolident le rapport social et permettent de définir le bien commun. Il ne peut y avoir de vie commune que là où il existe des valeurs et des pratiques partagées, valeurs et pratiques qui sont autant de normes constitutives de l’identité collective.

Le peuple ne peut pas être souverain s’il ne forme pas une entité où les gens se connaissent et se reconnaissent, ont confiance les uns dans les autres et tiennent leurs engagements réciproques.

C’est la raison pour laquelle il est illusoire de parler de « vivre ensemble » là où l’on a par avance détruit les conditions de la dépendance mutuelle et du commun. Et c’est aussi pourquoi l’immigration massive à laquelle on assiste dans les pays occidentaux suscite de telles difficultés. Que les membres d’une même société soient d’origine variée n’est pas en soi un problème. Le problème commence dès que les valeurs et les pratiques partagées se heurtent à d’autres valeurs et à d’autres pratiques, qui tentent de s’acclimater sous la forme d’une contre-société étrangère à la culture d’accueil. Le problème de l’immigration n’est en définitive ni un problème de race ni un problème d’origine. C’est un problème de mœurs qui, lorsqu’elles se révèlent inconciliables, créent de ce fait des situations potentiellement polémogènes, car intrinsèquement destructrices du commun.


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Saints et ascètes sont rarement des machiavéliens !

Article paru sur Boulevard Voltaire


Dès son élection, Emmanuel Macron a fait de la « moralisation de la vie politique » son cheval de bataille. Là-dessus, Richard Ferrand et le couple François Bayrou-Marielle de Sarnez ont été obligés de quitter le gouvernement dans les conditions que l’on sait. Vous en pensez quoi ?

Honnêtement, rien du tout. Les histoires d’emplois fictifs, de comptes en Suisse, d’attachés parlementaires, de mutuelles bretonnes et que sais-je encore ne sont là que pour amuser la galerie. Elles ne sont là que pour distraire, au sens pascalien, une opinion publique qui n’est déjà plus depuis longtemps en état de distinguer l’historique de l’anecdotique. Leur seul effet positif est de discréditer toujours un peu plus une classe politique qui a effectivement démérité, mais pour de tout autres raisons. En dehors de cela, elles conduisent à croire que la vie politique doit se dérouler sous l’œil des juges, en même temps qu’elles généralisent l’ère du soupçon au nom d’un idéal de « transparence » proprement totalitaire. Et le mouvement s’accélère : on reprochera bientôt aux ministres de s’être fait offrir des caramels mous et d’avoir oublié de déclarer leur collection de moules à gaufres dans leur déclaration de patrimoine.

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Les runes exercent depuis toujours une grande fascination sur les esprits curieux

Entretien paru sur Breizh-info.com


02/07/2017 – 07h10 Quimper (Breizh-Info.com) – Alain de Benoist – que nous avons interrogé à propos de l’actualité cette semaine – vient par ailleurs d’écrire un ouvrage scientifique fascinant intitulé L’écriture Runique et les origines de l’écriture. Un ouvrage paru – et c’est une première avec Alain de Benoist – aux éditions Yoran Embanner dont nous chroniquons fréquemment les ouvrages à Breizh-info.

Utilisée par les Germains à partir du Ier siècle de notre ère pour transcrire diverses langues germaniques antérieurement à l’alphabet latin, puis concurremment avec lui, l’écriture runique, attestée par plusieurs milliers d’inscriptions, reste à certains égards une énigme. Du fait de son apparition relativement tardive, les spécialistes se divisent entre ceux qui la font dériver du latin, ceux qui la rattachent à l’alphabet grec et ceux qui font appel aux alphabets nord-italiques (ou « nord-étrusques »). Mais aucune de ces solutions n’est de nature à expliquer les particularités spécifiques de l’écriture runique : l’ordre des lettres, qui diffère totalement de celui des alphabets méditerranéens, leur regroupement en trois séries immuables de huit runes (les ættir), le fait que chaque rune porte un nom qui lui est propre (le phonème initial de ce nom déterminant la valeur phonétique de la rune), etc.

En s’en tenant aux données strictement scientifiques, à l’exclusion de toutes les interprétations fantaisistes qui ont fleuri depuis deux siècles, ce livre reprend l’ensemble du dossier. Il examine les arguments en présence, aborde la question d’un usage symbolique ou « magique » des runes antérieur à leur usage comme écriture, s’interroge sur la possible homologie des ættir et des trois phases du cycle lunaire, puis dresse un bilan plus général de ce que l’on sait actuellement sur l’apparition et la diffusion de l’écriture en Europe. Lire la suite …

La réforme du code du travail pourrait entrainer des réactions violentes

Entretien d’Alain de Benoist à Breizh-info.com


28/06/2017 – 07h00 Paris (Breizh-Info.com) – Comme fréquemment dans les colonnes de Breizh-info.com, Alain de Benoist analyse l’actualité et répond à nos questions, cette fois-ci après les premières semaines d’Emmanuel Macron à la tête du pays, mais aussi suite à l’abstention record des législatives, à l’effondrement du Front national, et plus globalement, dans un contexte international instable.

L’occasion également de faire le point sur la réforme à venir du code du travail, qui pourrait susciter de vives réactions selon Alain de Benoist.

Breizh-info.com : Quelle est votre analyse, quelques jours après les élections législatives ? Que vous inspirent la nomination du nouveau gouvernement et les premières semaines d’Emmanuel Macron à la tête du pays ?

Alain de Benoist : En refusant de se situer par rapport au clivage droite-gauche, afin de rassembler les « progressistes » et les libéraux de tous bords, Emmanuel Macron a accompli un double exploit : se faire élire président de la République dans les conditions que l’on sait et faire disparaître du paysage politique l’essentiel de l’ancienne classe dirigeante. Au-delà de l’ampleur de sa victoire aux élections législatives, ce qui frappe le plus, c’est l’ampleur du Lire la suite …

Macron was underestimated by many, by myself firstly

Translation of a Breizh-info interview published on geopolitica.ru


For the last few weeks, political events have followed each other in France, and the principal event among them remains quite obviously the election of Emmanuel Macron to the presidency of the Republic.

A few weeks before the legislative elections, Alain de Benoist, who also just released a book ( “Ce que penser veut dire” with éditions Pierre Guillaume de Roux), addressed Emmanuel Macron’s arrival in power, the state of the opposition, notably the Front National, and the big stakes to come.

Breizh-info.com: Emmanuel Macron has become the president of the Republic? How does that make you feel?

Alain de Benoist: Firstly regrets. Then some astonishment. Never elected in the past, still unknown a few years ago, Emmanuel Macron won his bet. That alone cannot be explained by the extent of the support from which he benefited. To be propelled to the head of state without being the candidate of a traditional party, to pass from obscurity to the spotlight in Lire la suite …