Les grands médias ont toujours été les premiers à relayer les mensonges d’État

Entretien réalisé par Breizh-info


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Colin Powell brandissant une fiole censée contenir la preuve de l’utilisation d’armes de destruction massive en Irak. Une fable relayée par toute la grande presse
 

Breizh-info.com : Que vous inspirent les déclarations d’Emmanuel Macron sur le projet de loi contre les « fake news » ?

Alain de Benoist : On pense évidemment à Orwell, mais on ne peut pas se borner à dénoncer les menaces supplémentaires que va faire peser sur la liberté d’expression la mise en œuvre de ce nouveau dispositif de censure. Il faut aussi s’interroger sur la notion même de fake news – de « fausse nouvelle » si l’on préfère la langue française au sabir américain. Or, Macron se révèle ici d’une étonnante naïveté, à moins qu’il ne s’agisse seulement de mauvaise foi.

Il semble en effet s’imaginer que les « nouvelles » sont soit vraies, soit fausses. On aimerait que ce soit si simple ! En matière d’information, la vérité est qu’il n’y a pas de vérité (absolue). L’information objective n’existe pas : elle est toujours le reflet de la subjectivité de qui la fournit. Il y a seulement des journalistes qui s’efforcent d’être honnêtes, et d’autres qui ne le sont pas. A côté de la « fausse nouvelle » manifeste, relevant d’une véritable désinformation, une nouvelle peut être faussée, tronquée, biaisée. La place qu’on lui donne, la façon dont on rapporte les faits, les titres employés jouent également. Un exemple simple : quand la presse fait l’éloge de l’éditeur Paul Otchakovsky-Laurens, qui vient de mourir, en rappelant les noms des écrivains qu’il a lancés et soutenus, sans jamais citer celui de Renaud Camus, qui est l’auteur dont il a publié le plus grand nombre de livres, peut-on dire que l’information est objective ? Il y a des mensonges par omission. Lire la suite …

De Vienne à Vienne, naissance et mort de la société ouverte ?

Entretien paru sur Eurolibertés


Karl Popper

Lionel Baland (Eurolibertés) : Assistons-nous au triomphe des idées libérales de Karl Popper ? La société ouverte et ses ennemis paru en 1945 est-il à notre époque ce que Le capital de Karl Marx a été au XXe siècle, l’ouvrage clé par rapport auquel chacun est tenu de se positionner ?

Alain de Benoist : Vous faites trop d’honneur à Karl Popper ! Non seulement je ne vois pas grand monde se positionner aujourd’hui par rapport à sa Société ouverte, mais je n’ai pas l’impression que ce livre ait encore beaucoup de lecteurs. Traduit en France en 1979, il n’a d’ailleurs pas été réédité depuis le début des années 1990. Ce qui est vrai, c’est que le milliardaire américain George Soros, dont on connaît l’influence délétère qu’il exerce dans les pays de l’Est, a repris cette expression quand il a créé en 1993 sa Fondation pour une société ouverte (OSF) afin de promouvoir un peu partout dans le monde l’idéologie des droits de l’homme et l’économie de marché. Il s’est ainsi placé sous le patronage de Popper, mais je ne suis pas sûr que celui-ci se serait reconnu dans tous les agissements de l’OSF. La « société ouverte » est d’ailleurs une notion qui a d’abord été développée par Bergson.

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éléments n°169 : La Nouvelle vague du conservatisme

elements 169La diversité est un terme à l’identité malheureuse. À l’origine, il est synonyme de pluralité et de variété. Diversité des paysages et des lieux, diversité des peuples et des cultures, diversité des espèces. D’où vient la diversité ? De l’imperfection du monde. Bienheureuse imperfection qui est aussi cause de la plus grande richesse de l’humanité, car un monde parfait serait d’une désolante uniformité !

La reconnaissance de la diversité culturelle a cependant été longue à s’imposer.
L’ethnocentrisme occidental n’a cessé de se référer à une nature humaine universelle qui se confondait avec ses valeurs propres, légitimant du même coup la dévaluation des cultures autres, dès lors déclarées « inférieures », « barbares » ou « retardataires ». D’où l’idéal de l’assimilationnisme.

Tout à l’opposé, le relativisme culturel a débouché sur le multiculturalisme qui, sous ses formes exacerbées, remet en cause l’existence du bien commun. L’antiracisme, enfin, a pris souvent la forme d’une exaltation de toutes les formes d’hybridation et de mélange, censée déboucher sur la fusion de l’humanité et l’ultime indistinction de l’espèce, qui n’a que l’inconvénient de faire disparaître les différences qu’elle prétend respecter.

Mais à partir des années 2000, la diversité telle qu’on l’avait toujours comprise a cédé la place à la « diversité d’origine » pour désigner des personnes issues de l’immigration extra-européenne censées donner un nouveau visage au corps social. Faire place à la diversité, c’est désormais déconstruire les anciennes identités acquises et modelées au fil des siècles pour y substituer une sorte de caravansérail. On s’ouvre au monde, comme chacun le sait, en tolérant des pratiques qui reviennent à faire sécession de la société où l’on vit, à se soustraire à toute forme de commun au sein de l’espace public.

La politique « diversitaire » revient dès lors à encourager toutes les formes de déstructuration du corps social, à institutionnaliser n’importe quelle forme de désir, à reconnaître et promouvoir n’importe quelle déviance. Il s’agit d’encourager les droits des individus pour mieux faire disparaître, sous leur poussée, l’inestimable pluralité des peuples.

L’individualisme est ainsi promu au détriment de la singularité collective, assimilée à un « repli identitaire ». L’humanité se présentait autrefois comme un ensemble hétérogène de peuples relativement homogènes, on veut aujourd’hui en faire un ensemble homogène de peuples radicalement hétérogènes.

On se soucie beaucoup des menaces qui pèsent aujourd’hui sur la biodiversité. Il serait temps d’étendre cette préoccupation à la diversité des peuples, ainsi qu’à celle des langues et des cultures qui leur sont associées.

Vous pouvez commander ce numéro sur le site de la revue.

Au sommaire du n°169 d’éléments

Dossier
Libéral, réactionnaire, populiste ?
La Nouvelle vague du conservatisme
• Les équivoques du conservatisme, par Alain de Benoist
• Pourquoi je ne suis pas conservateur, par David L’Epée
• Quand le socialisme était conservateur, par Thibault Isabel
• Les points de vue de Guillaume Bernard, Mathieu Bock-Côté, Christophe Boutin, Jacques Dewitte, Frédéric Rouvillois, Eric Zemmour…

Et aussi…
• Un entretien exclusif avec Matthew B. Crawford
• Marseille : explosion d’un laboratoire multiculturel, par Jean-Paul Brighelli
• Ecole : les neurosciences contre les pédagogistes, par Yves Christen
• Le bel avenir du nucléaire, entretien avec François Géré
• Le crépuscule de la chasse
• Film : Patrick Buisson rend hommage aux anarchistes-conservateurs
• Le romantisme fasciste vu par Paul Sérant
• Les trésors de Matulu, etc.

Les idées à l’endroit : Pour ou contre la souveraineté

Pour ce nouveau numéro très attendu des « Idées à l’endroit » , l’écrivain et philosophe Alain de Benoist s’est entouré d’invités de choix pour évoquer un sujet d’actualité : Pour ou contre la souveraineté. Pour débattre, il a fait appel au politologue Guillaume Bernard, au docteur en philosophie Guilhem Golfin auteur d’un essai intitulé « Souveraineté et Désordre politique » et au journaliste-essayiste Aristide Leucate. Un échange de haute tenue qui permet d’approfondir une thématique récurrente.

¡Sí a la autonomía, no al independentismo!

Source : El Manifiesto


Soberanía y federalismo, dos conceptos desgraciadamente de gran actualidad, forman el título del nuevo volumen de la Biblioteca Metapolítika (Ediciones Fides). Alain de Benoist se nos muestra, no obstante, demasiado “regionalista” para nuestro gusto, quizás porque su Francia jacobina no ha sufrido el desafío de los “pequeños nacionalismos separatistas” (excepto el corso). Su propuesta de una “Europa federal”, construida desde abajo, puede resultar, ciertamente, una utopía seductora, si bien consideramos que el federalismo es un buen principio político pero un pésimo sistema de gobierno y organización territorial.

En el período de entreguerras, doctrinarios y teóricos se enfrentaron respecto a la cuestión de saber, entre el Estado, el pueblo y la nación, cuál era la noción más importante, la que imperaba sobre las dos otras. En Italia, se insistía, sobre todo, en el Estado, en Alemania en el pueblo, en Francia en la nación. Hoy, es la articulación, devenida en problemática, de la región, de la nación y de Europa, la que plantea interrogantes.

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Popolare la democrazia

Source : Italicum


Intervista ad Alain de Benoist autore del libro “Populismo”, Arianna Editrice 2017, a cura di Luigi Tedeschi 

1. La attuale crisi della democrazia si manifesta nella degenerazione della democrazia stessa in oligarchia. Il liberalismo dunque non si identifica con la democrazia? O forse è il liberismo economico, è la selezione darwiniana della concorrenza selvaggia che determina l’oligopolio / monopolio in economia e l’oligarchia in politica?

Non solo il liberalismo non si identifica con la democrazia, ma i due termini si contraddicono tra loro. Il principio del liberalismo è la libertà degli individui. Il principio della democrazia è l’uguaglianza tra i cittadini. La democrazia, peraltro, trae la sua legittimità dalla sovranità popolare. Essa implica quindi l’esistenza di un popolo, che viene considerato come in «sé» o «per sé», in quanto demos, o ethnos o plebs. Per il pensiero liberale, i popoli non hanno una propria esistenza: sono concepiti solo come delle somme di individui, e si presume che questi siano alla ricerca continua della massimizzazione dei loro interessi personali, e che operano scelte a valle di loro stessi, senza essere mai guidati da una appartenenza collettiva.

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Tempo di populismo per l’Europa

Source : Vita


Alain De Benoist

Che cos’è il populismo? Un sintomo o il simbolo della crisi generale del principio di rappresentanza e legittimità delle istituzioni? Ideologia, mentalità, stile politico? O reazione democratica alla tecnocrazia? Un’intervista con Alain de Benoist

La globalizzazione crea pochi vincitori reclutandoli fra le élite e milioni di perdenti nel popolo. Il popolo, però, spiega Alain de Benoist, oramai «comprende che la globalizzazione economica apre la strada alla globalizzazione culturale», suscitando continue frammentazioni sociali. Filosofo, saggista, autore di una mole sterminata di articoli e di più di ottanta libri tradotti in quindici lingue, fondatore sul finire degli anni Settanta del movimento della Nuova Destra (Nouvelle Droite), Alain de Benoist ha da poco pubblicato un lavoro, Populismo, tradotto da Giuseppe Giaccio per Arianna editrice, che affronta di petto la questione. Lo abbiamo incontrato.

Il momento populista

Lei parla di un “momento populista”. Di che cosa si tratta? 
Da diversi decenni, in tutti i paesi occidentali, assistiamo all’ascesa di partiti e movimenti populisti. Potremmo affermare che il populismo è l’unico, vero fenomeno politico nuovo della fine del XX e dell’inizio del XXI secolo. Non è pertanto un’esagerazione parlare di un « momento populista »: oggi viviamo in un momento simile. Ma parlare di « momento populista » è anche un modo di dire che questo è, appunto, un momento che non potrà durare in eterno. Quando ci troveremo a fare un bilancio di questo momento, il bilancio sarà inevitabilmente pieno di contrasti.

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Délský potápěč: Alain de Benoist – Georges Sorel

Source: Délský potápěč


Georges Sorel

Georges Sorel

U příležitosti 170. narozenin Georgese Sorela (2. listopadu 1847) přinášíme tento překlad pocty Sorelovi z pera Alaina de Benoista.

Přestože násilí nutně zůstává na pořadu dne vždy, 50. výročí úmrtí Georgese Sorela by prošlo takřka bez povšimnutí, kdyby nakladatelství Éditions Marcel Rivière nepřipadlo na myšlenku vydat znovu jeho Réflexions sur la violence [Úvahy o násilí] (Paris: Éditions Marcel Rivière, 1973).

„Sorel, záhada 20. století, jako by byl pokračovatelem Proudhona, záhady století devatenáctého“, napsal Daniel Halévy ve své předmluvě ke knize Pierra Andreuho Notre maître, M. Sorel (Paris: Grasset, 1953). Skutečně záhada: mohutný a urostlý ideolog s odstávajícíma ušima, masivním skobovitým nosem, pronikavýma očima a bělostným plnovousem. Skutečná enigma – tento neústupný socialista, nesvůj z ruské revoluce, sympaticky nakloněný Action Française, obdivovatel Renana, Hegela, Bergsona, Maurrase, Marxe i Mussoliniho.

Georges Sorel se narodil 2. listopadu 1847 v Cherbourgonu. Normanem byl vlastně hned dvakrát: měl kořeny v departmentech Calvados i Manche. Jeho bratranec Albert Sorel se stal historikem francouzského impéria a revoluce.

Inženýr pozemních staveb z École polytechnique Sorel se společenským problémům začal věnovat až po roce 1892. Jeho knihy, dnes tak zoufale málo čtené, však svou hodnotu časem nijak neztratily – především pak Les illusions du progrès [Iluze pokroku], Réflexions sur la violence [Úvahy o násilí], De l’Église et de l’État [O církvi a státu], De l’utilité du pragmatisme [Užitečnost pragmatismu], La décomposition du marxisme [Rozklad marxismu], D’Aristote à Marx [Od Aristotela k Marxovi], La ruine du monde antique [Pád antického světa], Le procès de Socrate [Soud se Sókratem], atd.

Úvahy o násilí, které poprvé vyšly roku 1908, se tedy dočkaly v roce 1973 nového vydání v časopise Études sur le devenir social (Studie o sociálním vývoji), jehož šéf Julien Freund je profesorem na Štrasburské univerzitě. Lire la suite …

Uber über alles !

Entretien avec Jean-Paul Brighelli paru sur le site de la revue Causeur


La revue Eléments mérite vraiment qu’on en parle. Mieux, elle mérite d’être lue, partagée, et relue. Collectionnée peut-être. Alain de Benoist, le philosophe anarchiste, bon bougre et mauvais coucheur, qui veille sur sa destinée et y produit tous les deux mois des éditos vengeurs et des articles ravageurs (et vice versa), a bien voulu répondre à quelques questions à peine orientées, suscitées par le solide dossier du dernier numéro sur l’ubérisation à marches forcées à laquelle on soumet aujourd’hui la société française mondialisée, et qui nous prépare de jolis lendemains qui chanteront faux.

Jean-Paul Brighelli. Voilà que vous détournez le « grand remplacement » ethnique cher à Renaud Camus par un « grand remplacement » économique : l’ubérisation de l’ensemble des sociétés libérales — française, entre autres. Pouvez-vous expliquer en quoi consiste cette mutation ?

Alain de Benoist. Le « grand remplacement économique », ce n’est pas tant l’ubérisation que le remplacement de l’homme par la machine, voire par l’intelligence artificielle, à laquelle conduit l’évolution même du travail, évolution dont l’ubérisation ne représente qu’un aspect.

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Et si l’on laissait les Catalans décider par eux-mêmes ?

Entretien accordé à Breizh-Info


Breizh-info.com : Quel est votre point de vue sur le référendum en Catalogne ? Le pouvoir espagnol n’a-t-il pas fait une énorme erreur en refusant l’organisation d’une consultation qui aurait pu tourner en sa faveur s’il n’y avait pas eu ces violences et cette répression ?

Alain de Benoist : Concernant ce qui se passe actuellement en Catalogne, je vois mes amis attachés à une unité « indivisible » des grandes nations historiques s’opposer à mes amis favorables à l’Europe des régions, les uns et les autres réagissant de façon passionnée. « Jacobinisme » contre « balkanisation » ! Du même coup resurgissent les arguments classiques et les questions habituelles : Les Catalans ont-ils le droit d’être indépendants ? Est-il même de leur intérêt de le devenir ? En ont-ils les moyens ? Pourquoi ne se contentent-ils pas d’une autonomie dont ils ont joui au moins jusqu’en 2010 (et dont les peuples minoritaires de France peuvent seulement rêver) ? Les « sécessionnistes » sont-ils des « patriotes », les « terroristes » des « résistants » ? La crise va-t-elle dégénérer en guerre civile ? Chacun a ses raisons, et ce sont en général de bonnes raisons. Le problème, c’est que ces raisons sont inconciliables.

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