Le spectacle que donne la droite trumpiste en Europe est consternant

Entretien paru sur Breizh-info

Breizh-info.com : En quoi le second mandat de Trump marque-t-il une rupture plus profonde encore avec l’ordre mondial hérité de l’après-guerre froide ?

Alain de Benoist : Lors de son premier mandat, Donald Trump n’était pas encore préparé à prendre le tournant qu’il prend actuellement. Durant la présidence Biden, il a eu tout le temps  d’identifier ses objectifs, de peaufiner sa façon de voir les choses et de faire l’inventaire de son entourage afin de savoir sur qui il peut vraiment compter. Dès sa réélection, il s’est lancé dans une frénésie d’annonces qui a laissé (et laisse toujours) le reste du monde stupéfait. D’abord en raison de sa personnalité un peu spéciale. Prenez un narcissique paranoïaque et mégalomane, un tribun populiste et un requin des affaires, mélangez le tout et vous obtenez Donald Trump. Un personnage à mi-chemin d’Ubu et de Caligula.

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Venezuela

Article paru dans Junge Freiheit

Les récents événements au Venezuela ont été commentés de façon purement partisane. Ceux qui détestent Nicolás Maduro ont applaudi à son kidnapping, ceux qui l’apprécient ont crié au scandale. Deux façons également détestables de passer à côté de l’essentiel. L’essentiel en effet n’est pas de savoir si Maduro est un good guy ou un affreux dictateur, mais de comprendre qu’avec cet enlèvement on est entré définitivement dans une ère nouvelle : celle où la souveraineté des Etats n’est plus reconnue par la puissance dominante.

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France : la crise

(Article d’Alain de Benoist paru dans Junge Freiheit)

La France traverse en ce moment une des crises les plus graves de son histoire récente. C’est d’abord, bien sûr, une crise politique et institutionnelle, mais aussi une crise économique et sociale, financière, démographique, spirituelle, intellectuelle et morale. Cette crise marque une fin de régime, et même une fin de cycle. Elle prend sa place dans une crise plus générale de la démocratie libérale, expression qui après avoir été considérée comme un pléonasme, apparaît de plus en plus comme un oxymore. Carl Schmitt disait qu’une démocratie est d’autant moins démocratique qu’elle est plus libérale. Le même jugement est aujourd’hui porté dans les milieux les plus différents.

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Pessimisme van het verstand, optimisme van de wil

Interview d’Alain de Benoist accordée à la revue flamande Tekos

Luc Pauwels: Waar gaan wij, waar gaat deze wereld naartoe?

Alain de Benoist: Omdat de geschiedenis altijd openblijft, kan men haar niet voorspellen. Maar men kan wel enkele grote tendensen opnoemen, die zich vandaag aftekenen en die ongetwijfeld belangrijke gevolgen zullen hebben in de komende decennia. Ik zal me beperken tot drie vaststellingen.

De eerste: Europa biedt vandaag het beeld van een landschap in puin. Alles verkeert er in crisis: we lijden onder een politieke en institutionele crisis, een economische en financiële crisis, een crisis van de sociale verhoudingen, een demografische, ecologische en migratie-crisis, een geestelijke, intellectuele en morele crisis. De heersende ideologie, die in wezen een morele ideologie met een juridische onderbouw is (de “mensenrechten”), leidt tot ontwrichting en chaos. Filosofisch gesproken is het niet overdreven om van nihilisme te spreken.

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Arthur Koestler, témoin capital

Dans Le journal du dimanche de 2 novembre 2025, retrouvez un article signé Alain de Benoist sur Arthur Koestler à l’occasion de la réédition par Calmann-Lévy de cinq ouvrages de l’auteur du « Zéro et l’infini », le classique de l’antitotalitarisme stalinien.

Le guerre in atto mettono in gioco valori esistenziali: gli europei devono ricordarlo. La Francia? Nella palude fino al collo

Il filosofo affronta con il Secolo il tema delle maggiori sfide del nostro tempo: dai conflitti in Ucraina e Medio Oriente, al futuro delle democrazie liberali che sono «un ossimoro», fino al ruolo dell’Ai. E non fa sconti alla crisi di sistema del suo Paese, che è «strutturale»

Trova questa intervista sul sito Secolo d’Italia.

Il Disaccoppiamento

Non bisogna lasciarsi impressionare dai capricci di Donald Trump. Dietro i voltafaccia, le affermazioni contraddittorie e i cambi di direzione che sono sua abitudine, c’è una visione di fondo: solo l’America conta, il resto non conta nulla. Su questo punto, Trump la pensa come i suoi predecessori, ma con due differenze sostanziali.

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